Sailwood

Espar Bois

Réalisation d’un Espar Bois : Beaupré

Dans le cadre de la maintenance annuelle d’un Taiwan Clipper 43 il nous faut cette année changer cet espar qu’est le Beaupré. Probablement du même age que le bateau (soit plusieurs décennies) cette pièce en bois nécessite maintenant d’être remplacée. Elle repose directement sur le pont du bateau, ce qui laisse ainsi peu d’espace pour que l’eau circule et que le bois respire.Une bonne partie de la pièce est pourrie, elle met en danger la tenue du gréement.

Une fois le gréement sécurisé, nous déposons l’ancien beaupré pour le ramener au chantier. Il servira de gabarit pour fabriquer le nouvel espar.

Construction du Beaupré

La pièce est massive, plus de 20 cm de large. Quatre massifs de Sapeli sont ainsi assemblé par collage pour obtenir l’ébauche de la pièce. La colle que nous utilisons est une polyuréthanne double composant, solide est résistante à l’eau. Ensuite la mise en forme de la pièce est réalisée au rabot pour l’épure. La pointe, de forme conique, se construit par un outillage qui accueille la défonceuse. A chaque opération on relève les cotes sur la pièce d’origine. Cela représente un travail asse long, générateur de copeaux en grand nombre !

Ensuite nous construisons les couples qui supportent la plateforme. Ils sont construit séparément avant de s’assembler sur la pièce mère par collage et vissage. L’ensemble reçoit ensuite une couche de protection qui permettra d’accueillir enfin une couche de peinture de finition.

Pour terminer nous débarrassons l’ancien beaupré de l’ensemble de son accastillage. Toutes les pièces sont nettoyées et passivées avant d’être remontées sur le nouveau Beaupré. L’espar peut ainsi retrouver sa place sur son bateau.

Le Beaupré, un espar historique

Source Wikipédia :

Il fait partie des espars, mais il n’est pas compté dans le nombre de mâts pour ce qui concerne la dénomination d’un navire (trois-mâts, quatre-mâts…).

Destiné à avancer le centre de voilure, il supporte les étais avant du mât le plus à l’avant (généralement le mât de misaine) et les amures des focs (clinfocs, focs volants…)1.

Il est fréquemment renforcé en partie inférieure par une ou des sous-barbe(s), résistant aux efforts des étais du mât avant. Il permettait de compenser une faiblesse dans la longueur des voiliers anciens et pouvait même porter, aux XVIIe et XVIIIe siècles un mâtereau et/ou une voile carrée en partie basse dite « civadière ».

Sur les grands voiliers, Il est souvent prolongé par des bouts-dehors : un bâton de foc, lui-même quelquefois prolongé par un bâton de clinfoc. Le beaupré avait le même diamètre que le grand mât, mais le tiers de sa longueur.

 

 

 

 

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